Consentement Eclairé

Note d’information sur la chiropractie

(Consentement éclairé)

 

Chère Madame, cher Monsieur,

Vous trouverez ci-après des informations  au sujet de la chiropraxie (ou chiropratique). Les textes de référence publiés au Code de la Santé Publique, sont le décret n°2011-32 du 7 janvier 2011 et son arrêté, qui réserve le titre de chiropracteur (ou chiropraticien) aux professionnels médecins ou non médecins justifiant d’un diplôme d’un établissement agréé par le ministère de la santé.

Qu’est ce que la chiropractie ?

Thérapie manuelle de référence pour les soins du dos et des articulations, la chiropractie a pour objet la détection, le traitement et la prévention des dysfonctionnements du squelette et de ses conséquences, notamment au niveau de la colonne vertébrale et des membres.

Ces dysfonctionnements se traduisent notamment par des douleurs locales, projetées ou une limitation du mouvement.

La chiropractie se fonde sur une conception globale du fonctionnement de l’organisme et des relations existant entre la colonne vertébrale, le système nerveux et certains troubles de la santé. Elle prend ainsi en compte les facultés de récupération du corps humain.

Elle repose principalement sur les actes de manipulation vertébrale, de manœuvre d’ajustement vertébral et de mobilisation des articulations et des tissus ; gestes exclusivement externes non invasifs.

La chiropractie prend en compte (dans l’approche thérapeutique), l’ensemble de votre colonne vertébrale (ainsi que les articulations périphériques, muscles, tendons …) et non pas uniquement la zone qui vous aura conduit à consulter un chiropracteur. C’est donc une prise en charge globale et non pas systématiquement ou uniquement loco régional. Il est donc normal que votre chiropracteur traite l’ensemble de votre colonne vertébrale.

La chiropractie est donc une réponse naturelle, non-médicamenteuse, préventive autant que curative et ce de façon globale.

Qu’est ce qu’une manipulation articulaire ou vertébral ?

C’est une manœuvre précise, brève, rapide, de faible amplitude et forcée, directement ou indirectement, appliquée sur une articulation ou un ensemble d’articulations.

La mobilisation consiste simplement à mettre en mouvement des articulations afin d’en rétablir la souplesse. Ces mouvements sont non forcés et peuvent être de forte amplitude. La mobilisation est active (c’est le patient qui bouge) ou passive (c’est le thérapeute qui fait bouger).

C’est une manipulation qui se définie comme une « mobilisation passive qui tente d’entraîner les éléments d’une articulation ou d’un ensemble d’articulations plus loin que leur jeu habituel, et jusqu’à la limite du jeu anatomique normal. C’est une impulsion brève, sèche et unique qui doit être exécutée à la fin d’un jeu passif normal. Ce mouvement s’accompagne habituellement d’un bruit de craquement ou de claquement. » (Pr. R. Maigne).

Les vertèbres manipulées bougent légèrement l’une par rapport à l’autre mais elles reviennent immédiatement à leur position de départ. Il n’y a donc aucune "remise en place".

En revanche, l’étirement très sec des muscles péri-vertébraux, du disque et des articulations intervertébrales est bénéfique. Ces structures anatomiques interviennent dans la douleur. Il peut résulter de leur étirement une détente musculaire et une meilleure mobilité de votre colonne, donc une amélioration de vos douleurs, entre autre.

La manipulation est précédée et parfois remplacée par des manœuvres de mobilisation. Ces dernières consistent en des mouvements répétés, progressifs et élastiques sans impulsion, auxquelles on peut associer diverses techniques manuelles de contractions, relâchements et étirements des muscles.

Cette correction biomécanique a pour but de permettre au système neuromusculaire de fonctionner de la façon la plus complète possible (normalisation de l’activité réflexe locale et des sensations provenant de l’articulation, diminution ou cessation de la douleur). Ceci permet de rendre au corps toutes ses possibilités d’adaptation rapide aux agressions extérieures de la vie de tous les jours.

La manipulation et mobilisation que votre chiropracteur vous propose résultent d’un diagnostic déterminé grâce à deux étapes :

  • La première est celle des questions que l’on vous pose et qui permettent de connaître toutes les affections et les symptômes dont vous souffrez, l’historique de vos douleurs actuelles et l’efficacité des traitements que vous avez eus auparavant.

  • A la suite de ce questionnement et en fonction des réponses apportées, le thérapeute pourra demander un examen clinique qui comporte un bilan de l’état de vos os, articulations, muscles, colonne vertébrale, etc…

 

Comment se passe un traitement par manipulation ?

La manipulation ou mobilisation peut être précédée de manœuvres de mobilisation de la colonne (mouvements répétés, progressifs et élastiques, sans impulsion), et de diverses techniques manuelles de contraction, de relâchement, et d’étirement, voire de frictions des muscles du dos ou du cou. Ces manœuvres sont soit à visée thérapeutique, soit permettent au chiropracteur de s’assurer de la « faisabilité » de la manipulation.

 

Quels sont les risques des manipulations ou mobilisations ?

Tout comme les alternatives médicales ou chirurgicales proposées, les manipulations peuvent entraîner des incidents, voir des accidents.

 Les risques connus  sont classés en 3 niveaux

 

1)      Effets secondaires bénins et passagers

  • une baisse de la capacité à maintenir son corps dans sa position habituelle (diminution du tonus postural). Ce phénomène est accompagné d’une sensation de fatigue qui apparaît au cours des heures suivant la manipulation. Cet état est de courte durée. Une augmentation des douleurs qui vous avaient amené à consulter votre chiropracteur, et qui disparaissent dans les 2 à 3 jours.

  • Des douleurs pouvant durer jusqu’à quelques jours.

  • Des sensations de courbatures et de fatigue générale.

  • Des sensations de gène à différents endroits du corps même éloignés de l’endroit traité qui sont le signe des compensations et modifications posturales en cours.

  • Œdèmes, hématomes, ecchymoses.

2)      Risques significatifs de fréquence modérée 

  • Aggravation des lésions avec des douleurs intolérables (hyperalgie).

  • Fracture

    • De côte avec risque de perforation pulmonaire
    • De vertèbre avec risque de conséquences neurologiques

  • Sciatique compliquée (sur hernie discale ou pas) de paralysie des muscles de la jambe ou du pied, perturbations sensitives.

  • Névralgie cervico-brachiale (sur hernie discale ou pas) entrainant  douleur du bras ou de l’avant-bras et de la main compliquée de paralysie des muscles, perturbation de la sensibilité

3)      Les accidents graves exceptionnels :

  •   Accidents vasculaires ayant pour conséquence

    • tétraplégie ou paraplégie (paralysie des quatre membres ou de deux membres), ou hémiplégie en particulier en cas de manipulation d'une vertèbre cervicale concomitante à une dissection en cours.

    • LockIn syndrom

  • Syndrome de la queue de cheval qui entraîne des troubles ou une paralysie des sphincters (1 cas pour plusieurs millions de manipulations de la colonne lombaire)

 

 

J’ai compris qu’il est difficile de donner un pourcentage exact de ces complications, que l’on m’a bien informé(e) des complications les plus courantes mais qu’une complication exceptionnelle, voire inconnue, est toujours susceptible de se produire.

J’ai été informé(e) qu’en cas de doute sur les effets post traitement, je peux contacter le chiropracteur. En cas d’impossibilité de joindre ce dernier je peux consulter un médecin, appeler le 18 ou le 15 afin de me rendre aux urgences.

 

Un complément d'information concernant les risques spécifiques à ma condition m'a été donné suite à l'évaluation réalisée par le chiropracteur.

 

A savoir :

 

 

 

 

 

 

Des alternatives médicales ou chirurgicales thérapeutiques m'ont été proposées et qu’il est du ressort du thérapeute concerné que d’en énumérer le bénéfice/risque  :

 

Que faire après une manipulation ?

Vous devez en priorité éviter tout mouvement ou tout effort intempestif, et ce sans obligatoirement vous reposer. Vous devez suivre les conseils de votre chiropracteur qui vous aura expliqué comment positionner votre corps. Vous devez noter soigneusement les médicaments pris et surveiller l’évolution de vos douleurs (HORAIRES, DUREE, ENDROIT DU CORPS OU ELLES ONT LIEU…).Vous devez appelez votre chiropracteur en cas de perte de sensibilité ou de faiblesse musculaire, en cas de vertiges et en cas de troubles visuels, voir violents maux de tête inhabituels.

Au vu de ce qui précède, Je reconnais consentir à la prise en charge chiropratique (manipulation/ mobilisation, techniques de tissus mous)  de manière éclairée »   

 

CONSENTEMENT ECLAIRE AUX ACTES CHIROPRATIQUES

Je consens à bénéficier des traitements chiropratiques (manipulations vertébrales, manœuvres d'ajustement vertébral, mobilisations des articulations et des tissus) après avoir reçu toutes les informations orales et écrites me permettant d'en apprécier la nature, les contrindications, les traitements alternatifs, ainsi que les bénéfices et les éventuels inconvénients, complications et risques connus, lesquels, de manière exceptionnelle, peuvent être parmi les plus graves en cas de dissection artérielle par exemple.

 

J'estime avoir bénéficié d'un délai de réflexion suffisant, avoir pu poser toutes les questions nécessaires à une bonne compréhension et avoir reçu des réponses satisfaisantes.

 

j'ai également été informé(e) qu'au cours de l'acte, le praticien pouvait se trouver confronté à un évènement imprévu nécessitant des actes complémentaires différents de ceux initialement prévus.

 

 

 Date et signature du patient ou du tuteur légal

 

 

Fait à

 

Le

 

En deux exemplaires, l'un pour le patient, l'autre pour le praticien

(Date et signature du patient ou de son représentant légal)

 

Signature du praticien